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« Il faut réduire la dette. » « Cette mesure creusera le déficit. » Ces phrases reviendront pendant la campagne. Mais elles parlent de choses différentes. Et derrière le mot « dette », il y a une question très concrète : qui avance l’argent, et que reçoit-il en échange ?
Après les impôts et le parcours d’une loi, suivons cette fois celui de l’emprunt.
Le déficit, c’est un écart. La dette, c’est un montant à rembourser.

Quand les dépenses publiques dépassent les recettes sur une année, la différence est un déficit. La dette désigne les sommes encore dues à une date donnée.
Prenons un exemple fictif : une administration reçoit 100 et dépense 105, intérêts compris. Son déficit est de 5. Si elle emprunte ces 5, sans autre opération, sa dette augmente d’autant. L’année suivante, un déficit ramené à 3 reste un déficit : la dette peut continuer à monter, simplement moins vite.
| Réduire le déficit ne signifie pas encore réduire la dette. |
Dans les comptes réels, les mouvements de trésorerie et d’autres opérations financières interviennent aussi. La variation de la dette n’est donc pas exactement égale au déficit.
Quand les dépenses publiques dépassent les recettes sur une année, la différence est un déficit. La dette désigne les sommes encore dues à une date donnée. Quand les dépenses publiques dépassent les recettes sur une année, la différence est un déficit. La dette désigne les sommes encore dues à une date donnée.
La suite dans la lettre MANDAT.Poursuivez la lecture pour comprendre qui prête à l’État, pourquoi il refinance sa dette et comment sont payés les intérêts. S’abonnerLe Pass Présidentielle inclut ce numéro et les suivants. La formule mensuelle commence aux prochains numéros. |